Châteaux d’Avron

Seigneurs et Châteaux d’avron

Lorsqu’ arrivèrent les premiers habitants des lotissements de Beauséjour et du Bois d’Avron, dans la seconde partie du XIXème siècle, ils découvrirent des vestiges de fondations et de murs de ce qui avait été un château. Ces découvertes étaient d’ailleurs confirmées par la tradition orale des communes avoisinantes, les  derniers édifices n’ayant fini d’être démolis que deux décennies auparavant.

En y regardant de très près, ne distinguez-vous pas, sur cette photographie aérienne de 1954, les contours des fossés du dernier château ?

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Il y avait donc eu un château au Plateau d’Avron, plusieurs peut-être, car ceux-ci étaient souvent reconstruits sur les bases des précédents. La rumeur à cette époque était que c’étaient les ruines du ‘’Château de la Reine Blanche’’.

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Remontons le fil du temps, au travers des écrits des historiens, des écrivains, …  et plongeons nous dans l’histoire du Plateau d’Avron. Les premiers écrits que l’on en a proviennent de la fin du XIIème siècle :

Au XIIème siècle, les terres d’Avron étaient possession des Seigneurs de Châtillon. La Maison de Châtillon, alors une illustre famille de Champagne, tenait son nom de Châtillon-sur-Marne. Ses Seigneurs possédaient entre-autres les droits de gruerie et de justice sur le Bois d’Avron.

En l’an 1194, Gaucher III de Châtillon, qui fût un compagnon d’armes de Philippe Auguste, et qui s’illustra notamment au siège d’Acre et à la bataille de Bouvines, fit remise des terres d’Avron aux religieux de Saint-Maur, du consentement de sa mère, Adélaïde, Comtesse de Soissons, et de sa sœur Alix, mariée à Guillaume de Garlande, Seigneur de Livry. Ce dernier donna également son droit de panage qu’il avait du Bois d’Avron.

Gaucher de Châtillon était Sénéchal de Bourgogne, Grand-Bouteiller de France et de Champagne, Seigneur de Montjay, de Crécy, de Pierrefonds, et Comte de Saint-Pol.

L’abbaye de Saint-Maur restera en possession de ce bien près de 400 ans. Elle le mettra en fief à des seigneurs locaux, c’est-à-dire qu’ils en auront la jouissance, moyennant loyer.

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Les bois ou terres d’Avron « étaient une portion considérable de Neuilly-sur-Marne, et s’étendaient jusque dans Villemomble, à près d’une lieue de Neuilly, et une partie de ces bois s’appellent encore aujourd’hui le Bois de Neuilly. »  Dans ces commentaires, l’Abbé Lebeuf considère donc, au XVIIIème siècle, que les limites d’Avron débordent du seul Plateau, et même de ses pentes.

A cette date, on parle de terre, pas d’hôtel, ni de château.

C’est sur un testament du 21 février 1407 que l’on prend connaissance d’un hôtel sur Avron. Le propriétaire est Jehan Creté, qui n’est autre que le Maître des Comptes de Charles V d’abord, puis de Charles VI à la date du testament. Mais il possédait probablement cet hôtel bien avant la fin du XIVème siècle, au vu de son importante activité dans la région. A cette date, son fermier à Avron est Jehan Fouacier. Il léguera son hôtel d’Avron à son neveu Jehan Bouillon, et à sa femme Colette (filleule du testateur).

L’abbé Lebeuf ne remonte qu’en 1424 pour nous parler d’un hôtel sur Avron, situé au village du même nom : « il avait terres, prés, bois et vignes et était tenu en fief de l’abbaye de Saint-Maur  par Jacques Coquelet, écuyer, moyennant 72 sols parisis de rente. »

Capture

Cet hôtel (ce château) est donc antérieur à 1407. Ressemblait-il à cette représentation qu’en donne Emile Auxerre, le fondateur de la société historique de Rosny-sous-Bois ? C’est en tout cas la représentation qu’en donne le plan de la Seigneurie de Rosny du milieu du XVIIème siècle.

 

Une certitude, le fief d’Avron n’a jamais été un lieu de résidence royale comme l’ont été Vincennes, Nogent, Bonneuil, ……

  • Ce ne peut donc être un château attribué à la Reine Blanche de Castille.

 

Les Seigneurs d’Avron :       d’après les écrits d’Hector Espaullard, dans ses notes historiques  sur le Plateau d’Avron, et de l’Abbé Lebeuf (Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris)

Avant 1194                        –>           Gaucher III de Châtillon

de 1194 à …                      –>           Abbaye de Saint-Maur et ??? (seigneurs qui le tenaient en fief)

d’avant 1407 à …             –>            Jehan Creté

puis                                   –>             Jehan Bouillon

1424 à 1430                     –>            Jacques Coquelet

1430 à …                           –>            Laurent des Bordes, secrétaire du Roi

… à 1462                           –>            Jehan le Denoys, évêque du mans, commandataire de Saint-Eloi

1462                                   –>            Jacques Toire, abbé de Saint-Maur

1463 à 1473                      –>            Bertrand de Beauvais, président de la Chambre des Comptes, pour 3 livres et 4 sols de rente

1473 à 1522                      –>            ???

1522                                   –>           Jehan le Forestier, archer de la garde du Roi

1530                                   –>           un seigneur de nom inconnu, dont la femme était Catherine Sanguin

… à 1542                           –>           Marie Dupuis

1542                                   –>           Martin Berruyer, seigneur de Rivière, l’un des quatre notaires du Parlement, puis sa veuve, Renée de Gebert,

1561                                   –>          Guillaume Bertrand, conseiller du Roi, Maître des requêtes ordinaires de l’Hôtel

1561                                   –>           Jean Bertrand, Avocat du Roi en la Chambre des Comptes, puis à sa veuve, Marguerite Donon

En 1581, l’Abbaye de Saint-Maur aliène définitivement ses biens à Jean Bertrand pour acquitter les subventions ecclésiastiques: elle aura détenu le fief d’Avron de 1194 à 1581.

1612                                    –>           Louis le Donon, Trésorier de France, neveu de la précédente

1634                                    –>           Claude le Ragois de Bretonvilliers, président de la Chambre des Comptes

 

En 1634, Louis le Donon qui a hérité des fiefs d’Avron et de la Montagne (toujours sur le Plateau d’Avron, et à moins de cinq cents mètres d’écart), vend Avron à Claude Le Ragois de Bretonvilliers et conserve la Montagne, probablement parce que l’ancien château d’Avron était plus vétuste que la demeure de la Montagne.

Nous arrêtons provisoirement l’énumération des Seigneurs d’Avron pour revenir sur les châteaux et le site d’Avron, le dernier acquéreur, Claude le Ragois ayant apporté des modifications importantes.

 

Au XVème siècle, le château d’Avron était bien du type château-fort ainsi que l’indique la description de l’enregistrement de la donation de Guillaume Bertrand à son neveu Jean en 1561 : « … et lesquels, terres et chasteau d’Avron,  ses appartenances et deppendances consistent de présent en maisons, cour, grange, puis et jardin, le lieu ainsi qu’il se poursuict et comporte clos de murs et fossés avec un pont-levis ».

 

On trouvait également sur Avron:

Le moulin d’Avron : Il est même recensé « ung moulin à vent avec demy arpent de terre et vigne en la censive des religieux abbé et couvent de Saincte Geneviefve du Mont à Paris ». Ce moulin existait encore en 1645, une promesse de contrat de mariage entre le meunier Pierre Gondot, et Nicolle Payen, demeurant au dit Neuilly, étant recensée dans les minutes du tabellionnage de Neuilly-sur-Marne.

Le fief de la Montagne : Aux XVème et XVIème siècles, il n’y avait pas qu’un château sur le Plateau d’Avron : on y trouve la trace également ‘’du fief de la Montagne’’, probablement une ferme fortifiée, mais qui était également demeure seigneuriale comme l’indique Hector Espaullard : « Des appartements de maître devaient y être annexés car les seigneurs du fief y faisaient de longs et fréquents séjours ».

Les villages : Il y eut un village sur Avron. L’abbé Lebeuf l’écrit, mais nous avons également retrouvé, dans les minutes de l’archidiocèse de Paris, dans un acte du 8 décembre 1432, que Jean Vivien, fils de Gaucher, conseiller du Roi, avait acquis une maison située au village d’Avron, pour 40 sous parisis. Ainsi qu’à la Montagne : « Quelques maisons écartées du côté du midi ont formé un petit hameau appelé la Montagne, et qui est placé en tirant vers Neuilly-sur-Marne ».

 

La carte de l’abbé Delagrive, établie en 1741, montre la situation de ces deux domaines.

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Ce domaine de la Montagne a appartenu à Louis d’Aunon, ou Donon, ou le Donon : qui l’avait toujours en 1618. Nous savons maintenant que c’est le même qui avait hérité du château d’Avron en 1612. Vers 1650, le seigneur, Monsieur de la Montagne était Pierre de Donon, probablement un héritier du précédent.

Sur la carte ci-dessus, on distingue que la construction était en forme d’enceinte polygonale avec une seule ouverture sur le sud, et qu’elle était pourvue d’une tour (ou d’un pigeonnier) à son extrémité sud-est.

Des registres paroissiaux de Neuilly, ce même Hector Espaullard nous parle de Jean Brignon et de sa femme Jeanne Brisson, qui étaient laboureurs à la Montagne en 1637 et 1640, de Jean Gateble, qui y était vigneron en 1642. Ce domaine était donc particulièrement tourné vers l’exploitation agricole et la culture de la vigne, plutôt qu’être résidence nobiliaire.

Fin du XVIIème siècle, le seigneur d’Avron, alors Benigne le Ragois de Bretonvilliers,  étant à nouveau également ‘’Seigneur de la Montagne’’, ce fief a donc été une nouvelle fois rattaché au domaine d’Avron.

 

Le château d’Avron :    nous avons vu plus haut que Claude le Ragois de Bretonvilliers avait acquis en 1634 le château et son domaine d’Avron.

Ce château était encore la construction des XIVe et XVème siècles, dont nous n’avons que peu d’informations. Claude le Ragois, qui était un peu sous Louis XIII ce que Fouquet sera sous Louis XIV, ne pouvait se contenter d’une demeure si peu habitable. Il venait également d’acquérir des terrains sur la pointe amont de l’Isle Notre-Dame (actuelle île Saint-Louis), suite au rattachement de l’île aux vaches. Et il y faisait construire un hôtel particulier particulièrement somptueux. Qu’importe, le château d’Avron n’est plus à son image, il mènera en parallèle démolition et reconstruction de ce dernier avec l’édification de l’hôtel parisien.

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La (re)construction du château d’Avron est estimée entre 1635 et 1650. Plusieurs deniers datant de 1649 ont été retrouvés dans la maçonnerie de la terrasse, actuellement rue du Bois-Châtel, à la fin du XIXème siècle.

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Gravure représentant le château d’Avron, par Israël Sylvestre, dessinateur et graveur du Roi, au XVIIème siècle

 

Androuet du Cerceau passe pour avoir construit ce château, puisqu’il est l’auteur des plans de l’hôtel de Bretonvilliers.

Claude Le Ragois décède le 7 mars 1645, il ne profitera donc pas du magnifique château qu’il a fait construire. Entre temps, il avait acheté la seigneurie de Noisy-le-Sec en 1643, la seigneurie de Villemomble ayant été adjugée à M. de Crussol.

C’est donc son fils Jean le Ragois qui hérite du domaine, puis en 1654, c’est au tour d’Alexandre, le  frère cadet, et enfin en 1676, ce sera le tour de Bénigne, un autre frère.

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Bénigne achète la seigneurie de Villemomble en 1678 et devient donc seigneur d’Avron, de Noisy et de Villemomble

En 1700, Bénigne (II) succède à son père et devient seigneur d’Avron, l’oncle Jean-Baptiste héritant des seigneuries de Noisy et de Villemomble.

En 1709, Bénigne (III) succède également à son père, puis hérite du domaine de Villemomble au décès de son grand-oncle en 1712. En 1760, c’est Charlotte Bénigne le Ragois de Bretonvilliers qui hérite du domaine. Elle est également appelée Mme de Montmirail de par son second mariage avec le Marquis de ce nom. Quand elle hérite, elle possède presque tout le Plateau d’Avron, à l’exception des ‘’Communs de Rosny’’ et de la ‘’Pelouse de Neuilly’’.

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Le  11 mai 1765, elle vend l’ensemble de ses biens à Jean-Baptiste Paulin d’Aguessau de Fresnes. Ce dernier ne les gardera pas longtemps, et va les vendre séparément :

–               le 15 mai 1766, il vend le domaine d’Avron-Beauregard à un bourgeois parisien, Caminade, sans les autres propriétés d’Avron qui lui étaient alors associées : les bois de l’Abyme, Bois et Pelouse d’Avron et bois de la Montagne.

–               le 21 février 1767, il vend les terres de Noisy et Villemomble à Louis Philippe d’Orléans, au profit d’Etiennette Marie-Périne Lemarquis, qui deviendra Madame de Villemomble.

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Sur cette carte des Chasses de 1764, nous faisons ressortir la division du domaine associé au château d’Avron (coloré en jaune) et des terres vendues avec le domaine de Villemomble (colorées en brun). Avant la révolution, l’ensemble de ces biens étaient situés sur la commune de Neuilly-sur-Marne. C’est suite à cette division, et parce que le maire de Rosny était l’un des propriétaires du château d’Avron, que cette partie colorée en jaune sera rattachée à la commune de Rosny à la création des départements.

S’ensuit alors une multitude de propriétaires pour ce qui reste du château d’Avron et de ses jardins :

  • le 15 juillet 1773, c’est René-François Gondot,
  • le 16 octobre 1785, c’est Anne Delpech, Duchesse de Bouteville, qui, sentant venir la Révolution, se hâte de s’en défaire,
  • le 26 septembre 1789, c’est Jean Dupeiron de la Coste, Directeur de la Monnaie de Paris.

L’inventaire de 1785 montre qu’à la veille de la Révolution, le château est encore richement décoré :

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Les Conséquences de la Révolution:

Le 25 avril 1792, Raphaël Carle acquiert le domaine par jugement rendu à l’audience des criées (aux enchères) :

  • est-ce dû à la confiscation du bien de Jean Dupeiron de la Coste?
  • était-il noble émigré ?

c’est le 1er janvier 1792 que fut décidée l’aliénation de leurs biens.

Le 18 thermidor an II (5 août 1794) Victoire Hautant, la veuve de Raphaël Carle, vend la propriété  aux époux Robert et Langanay : la description du bien ne correspond plus à sa fonction initiale de résidence nobiliaire, il est décrit comme une exploitation agricole :

  • en un ci-devant château, deux cours dans l’une desquelles sont les granges et autres bâtiments propres à l’exploitation, les fossés sont empoissonnés,
  • en un jardin potager de 30 à 32 arpents de terre, partie en prés, partie en labours,
  • et 58 à 60 arpents de terres labourables en une seule pièce.

 

→ La démolition du château a-t-elle commencé ?

Le château, dans ces années tourmentées va à nouveau changer régulièrement de mains :

  • le 11 ventose an III (1 mars 1795), c’est Denis Etienne Deville et Marthe Gobert,
  • le 27 pluviose an VII (15 février 1799), c’est Ferdinand Denis de Crécy, qui sera maire de Rosny de 1800 à 1806, et qui fera rattacher sa propriété d’Avron-Beauregard à la ville de Rosny, et au département de la Seine,
  • le 21 thermidor an XIII (9 août 1805), c’est Guillaume Brousse,
  • le 1er mai 1806, ce sera César Harouard. Ce dernier gardera ce bien jusqu’en 1842, qu’il revendra comme ‘’maison de Maître’’.

Les différentes représentations du château et de ses dépendances en cette période :

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Sur les deux dernières cartes, établies en 1808 et 1818, le château a disparu, et il ne reste plus qu’un bâtiment avant, à droite en entrant dans ‘’la cour d’honneur’’.

  • Qu’en est-il exactement ?

 

Dans l’acte du 16 novembre 1828 de Me Péron, notaire à Montreuil, il est précisé que MM. De Crécy père et fils possédaient ‘’le parc d’Avron avec le château qui en dépendait’’ :

  • de Crécy a vendu son bien le 21 thermidor an 13 (9 août 1805): le château existait encore.

Dans l’acte du 1er mai 1806 de Me Hua, notaire à Paris, au sujet de la vente que Guillaume Brousse faisait à César Harouard, le bien est ainsi décrit :

« Le Domaine de Beauregard situé à Avron près le Raincy, commune de Rosny, département de la Seine, consistant actuellement, savoir :

  • Dans la première cour, bâtiments d’exploitation, logement de jardinier, granges, écuries, remises, toits à ports et autres à l’usage de la basse cours ;
  • Et dans la seconde cour, entourée de fossés plein d’eau, revêtus en pierre, un corps de bâtiment et un pavillon carré y attenant à droite en entrant dans ladite cour et à gauche un colombier.
  • Cours, jardins, parc enclos de murs dans lequel est un pavillon et trois pièces d’eau. Le tout contenant environ treize hectares trente-trois ares trente-six centiares, tenant le tout pardevant sur le chemin de Rosny à Villemomble, parderrière aux bois de M. de Sivry, d’un côté du midi aux terres de M. Decrécy, d’autre côté du nord à plusieurs. »

 

  • Le château est décrit comme un corps de bâtiment, le pavillon carré est le pavillon avant droit que l’on distingue sur le cadastre napoléonien, le pavillon gauche est transformé en colombier : la démolition a bien commencé entre le 9 août 1805 et le 1er mai 1806.
  • Sur le cadastre napoléonien de 1808, le château et le colombier n’existent plus, il ne reste que le pavillon carré de droite.

Le 16 novembre 1828, César Harouard met en vente et bail par adjudication une partie du parc d’Avron, tout du moins, de ce qu’il en reste:

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31 lots sont ainsi proposés à la vente, M. Harouard conservant la maison de Maître, c’est-à-dire l’ancien pavillon avant droit, transformé en habitation principale. L’a t’il agrandi ou modifié ? : on remarque qu’il est représenté sur une bonne partie de la longueur du fossé existant, et dans une position plus axiale. On distingue également ce qui pourrait être l’embase de l’ancien pigeonnier.

De ces 31 lots, seuls deux trouveront acquéreurs, les n° 1 et 22, respectivement attribués à Nicolas Délépine et Nicolas-François Delépine. Les autres seront donc mis en location pour douze années entières à compter du 11 novembre 1828.

Pour accéder à ces terrains, il a été pratiqué deux chemins qui sont devenus les actuelles rues Béranger et Louis Soyer.

Le 25 février 1842, César Harouard vend ce qui reste du parc d’Avron à Jean-Baptiste Germon, soit :

  • La maison de Maître,
  • Les 29 lots mis en location (l’actuel Beauséjour)

Ce qui reste de la maison de maître va être ensuite vendu séparément:

  • d’abord la maison elle-même, à Constant Delépine et André Renaud, respectivement maçon et charpentier, l’un à Villemomble, l’autre à Neuilly-sur-Marne, et qui finiront de détruire tout ce qui subsistait du château pour en utiliser ou revendre les matériaux.
  • ensuite, le reste du terrain fût morcelé en 3 lots différents et vendu entre 1843 et 1845.
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Les 29 parcelles correspondant à l’actuel Beauséjour ont été acquises par Charles Graindorge, notable de Bagnolet, les 4 et 5 Août 1846. A sa mort, sa veuve les revendra à Louis Soyer qui fondera la Société Immobilière de Beauséjour. Le lotissement débutera en 1861.

 

A la fin du XIXème siècle:

  • le quartier de Beauséjour s’est loti sur les jardins et le potager situés sur la partie nord du château,
  • du château et de ses dépendances, il ne reste que des traces: une mare à l’Est des fossés, et des vestiges de fondations et de douves.

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