2005

     L’ écho du Plateau     2005

 

Hommages

B Hauduroy  

Bernard Hauduroy nous a quittés (janvier 05).

Outre le fait d’être une figure locale très connue et influente, il s’est largement impliqué dans la destinée d’Avron.

Après avoir occupé un haut poste de direction chez Hachette, il a été à sa retraite Juge au Tribunal de Commerce et Juge du Conseil de prud’hommes. Conseiller municipal dans les années 60, il a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres. Nous lui devons la Bibliothèque Municipale et au Plateau d’Avron, la MJC, le Centre Social ainsi que l’agrandissement des écoles avronnaises.

P Hauduroy

Nous apprenons ce jour qu’à son tour, son épouse est décédée. Elle s’est bien impliquée aussi dans la vie des avronnais. Pendant de longues années elle a dirigé les aides familiales du Plateau d’Avron et a créé l’équipe des aides ménagères à domicile. Elle a été honorée en étant nommée Officier de l’Ordre National du Mérite.

 

CELA A BIEN FAILLI RATER…

J’avais prévu une de nos réunions de travail pour le jeudi 24 février et nous avions distribué, une semaine à l’avance, les lettres de convocation, comme d’habitude. C’était compter sans la météo et un retour brutal et tardif de l’hiver. Les jours qui ont précédé ont été froids avec des averses de neige qui ne tenaient pas au sol. Mais jeudi, au fil des heures, j’ai vu notre paysage familier devenir blanc et le froid s’intensifier. J’ai senti le découragement m’envahir. C’était loupé ! Il n’y aurait personne.

Je me devais bien entendu, d’être malgré tout à la salle de réunion et persuadée qu’aucun de vous, amis, n’oserait sortir alors que la chute de neige s’intensifiait, je me suis paresseusement allongée sur un banc, histoire de me reposer un brin en attendant de rentrer chez moi. Quelle ne fut pas ma surprise de vous voir arriver, tous, les uns après les autres, l’ai joyeux, dans un brouhaha de rentrée de classe…

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Le thème de la soirée portait sur le sport dans  notre village sous toutes ses formes, et nous avons été, je crois, tous surpris de constater combien  d’Avronnais se sont illustrés dans diverses disciplines, sans compter les sportifs du dimanche. Vous nous avez conté beaucoup d’anecdotes plus drôles les unes que les autres et comme d’habitude, nous avons beaucoup ri et passé une excellente soirée.

J’espère que vous, les amis qui êtes venus rejoindre notre équipe, avez apprécié l’état d’esprit qui y règne et le travail que l’on y accomplit. C’est avec plaisir que nous vous avons accueillis.

Lorsque la neige tient, elle en appelle d’autres…

Ce vieil adage vient de se vérifier une fois de plus.

A fin février, elle est venue, elle est partie là où le soleil venait la caresser, elle s’est tapie dans l’ombre pour mieux lui résister et début mars, elle est à nouveau tombée et semble ne plus vouloir nous quitter.

Elle nous fait rêver, nous souvenir des neiges d’antan, qui nous défiaient et restaient quelquefois plusieurs semaines en faisant des côtes et coteaux d’Avron un lieu où grands et petits pouvaient s’adonner aux joies du ski, de la luge.

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Et pourtant, que de difficultés elle générait déjà pour ceux qui devaient aller travailler et pour cela rejoindre à pied les gares de Gagny, du Raincy, de Rosny. Plus que jamais,  nous étions isolés de tout, comme cela nous arrive encore parfois de nos jours, sans toutefois durer.

Mais oublions tout cela et admirons notre village qui nous montre un  visage différent, un peu étrange, mais superbe.

Et courage ! Dans trois semaines le printemps…                                                                                                                                                Annie Pitolet.

 

Le printemps

Cette fois, le printemps est vraiment là, regardez, sentez, vous ne pourrez pas en douter mêle si quelque froidure persiste par moment. Comme toujours à cette époque la nature, elle, ne s’y trompe pas. Notre village sort de sa torpeur hivernale, les oiseaux chantent et nidifient tout autour de nous. Bien sûr, on ne voit plus les vaches traverser le Plateau pour aller aux champs. Quelquefois, on entend des pas de chevaux, mais ceux-ne fréquentent nos rues que pour le plaisir des cavaliers ! Le seul coq qui continue à se montrer avec fierté, même s’il ne nous régale pas de « Cocorico » est celui de notre clocher. Et pourtant, savez-vous qu’il y a sur les coteaux de notre hameau, des activités qui existaient déjà il y a plusieurs siècles.

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Le vin des Coteaux d’Avron, vous ne connaissez pas ? Le miel produit par toutes ces butineuses que vous voyez dans vos jardins n’est pas un mythe et beaucoup d’entre vous, Avronnais, ont déjà eu le plaisir de le déguster.

Oui, nous avons vraiment de la chance d’être « à la campagne »…

 

Incroyable, mais vrai !

Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas vu une morille au Plateau d’Avron. Ce champignon recherché, aime c’est bien connu, les lieux humides et se cache sous les frênes, les peupliers, près des ruisseaux purs à l’onde chantante.

Eh bien, celle-ci a poussé dans un résidu de plâtras, au pied du mur d’une vieille maison inhabitée depuis plus d’un siècle. La nature nous étonnera toujours, mais il faut dire que c’est une morille « Avronnaise ».

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Septembre brocante !

Après que les flonflons du bal du 14 juillet se soient tus et que la poussière soit retombé sur la Place des Fêtes (redonnons-lui son nom juste pour cette période estivale), notre Plateau d’Avron s’est endormi dans la chaleur de l’été.

Nos boucher, boulanger et quincailler ont baissé leur rideau ; les commerçants du marché nous ont aussi abandonné et le centre vital de notre village est tombé dans une douce somnolence, uniquement réveillé en soirée ou en fin de semaine par les joueurs de pétanque.

La circulation a ralenti, les voitures en stationnement se sont clairsemées. Seuls les promeneurs, d’un pas nonchalant, ont parcouru nos rues pour rejoindre la fraîcheur et l’ombre du Parc des Coteaux d’Avron.

Septembre a vu, comme partout, le retour des activités. Les enfants ont repris l’école, les jours ont commencé à raccourcir, alors que le soleil s’est mis à briller et à chauffer comme au plus fort de la belle saison.

On a bien cru que le beau temps allait nous abandonner pour la Brocante annuelle, mais, après un crachin matinal, il est revenu, permettant à cette journée où les Avronnais chineurs rendent visite aux Avronnais brocanteurs, d’être aussi conviviale qu’agréable.

C’est le grand rendez-vous des « copains », des générations successives d’habitants d’Avron, des aînés aux plus jeunes, qui ont plaisir à se retrouver dans ce bain de foule animé par diverses attractions.

Ceux d’en bas sont venus nous voir et nous leur avons rendu la politesse comme il se doit, mais bien vite, nous avons regagné nos hauteurs, là où nous nous sentons chez nous.

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L’Assemblée Générale

Notre ASSEMBLEE GENERALE annuelle a eu lieu le samedi 22 octobre. Drôle d’idée de choisir le premier jour des vacances de la Toussaint alors que tout le monde n’a qu’une envie, vivre ces derniers jours de l’été indien sous d’autres ceux !

Quelle ne fut pas ma surprise de voir tant de monde répondre à l’appel. Jamais il n’y aussi peu d’absents, ce qui démontre, si besoin l’était encore, l’intérêt et l’attachement des Avronnais à leur village et à l’association qui veut en être la MEMOIRE VIVANTE.

L’amitié et la joie étaient au rendez-vous. Jeunes et moins jeunes ont été une fois de plus heureux de se retrouver pour ce bilan annuel incontournable, dont ils ont su agrémenter le  sérieux avec des interventions drôles. Nous avons même eu droit à des tours de magie et de mentalisme qui en ont laissé plus d’un pantois !

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Encore un moment agréable et convivial vécu tous ensemble !

 

Monsieur Jean ERRE n’est plus !

Combien de générations d’enfants sont passées dans la classe de cet instituteur qui a fait toute sa carrière au Plateau d’Avron !

Il y a débuté dans l’enseignement avant-guerre. Madame Erre, institutrice fraîche émoulue, est à son tour venue occuper son premier poste au Plateau.

Ils s’y sont connus, se sont mariés, ont eu un fils, Jean-Pierre qui a lui aussi usé ses fonds de culotte sur les bancs de notre école. Tout le monde connait la suite, car ce couple discret est resté dans toutes les mémoires

comme de « bons instituteurs », sévères mais justes, aimés et craints à la fois.

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Nous les avons souvent évoqués au cours de nos réunions et c’est avec joie que j’ai pu lire au cours de l’une d’elles, il y a quelques mois à peine, une lettre où Jean ERRE nous racontait quelques anecdotes sur ses anciens petits élèves. Un estrait figure dans la gazette n° 5 de septembre 2005. Je ne pensais pas que ce serait son dernier courrier…

Ils ont quitté le Plateau lors de leur retraite pour le Pays Nantais et je me souviens que Monsieur ERRE m’a dit à cette époque combien le fait que la vie, les mœurs, l’éducation aient changé, (68 était passé par là) le troublait. Il était de l’ancienne école qui avait sûrement du bon puisqu’aujourd’hui encore, tous ses anciens élèves, de 40 à plus de 70 ans pensent encore à lui.

Sur son faire-part, on peut lire « Monsieur Jean ERRE, Instituteur Honoraire » et je trouve que ce titre lui va bien dans sa simplicité.

Nous aussi, nous voulons l’honorer par ce témoignage et je ne saurais terminer sans dire à quel point nous nous associions à la peine de Madame Andrée ERRE qui a autant compté dans nos vies d’enfants que son époux, et à son fils Jean-Pierre.

Annie PITOLET EBERHART

 

Jean-Pierre MOCKY

Jean-Pierre Mocky, né à Nice en 1929, grand réalisateur attaché à Neuilly-Plaisance, est venu présenter en personne son dernier film « Grabuge ! », avec dans les rôles principaux Michel Serrault et Charles Berling, mercredi 26 octobre à 20 h 45 au cinéma municipal du Plateau d’Avron  “La Fauvette”, la séance a été suivie d’un débat très animé qui s’est terminé à 00 h 00. Diverses questions ont été posées à Jean-Pierre Mocky qui a répondu avec enthousiasme.

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Vendanges aux Coteaux d’Avron  –  Samedi 1er octobre 2005 – de 9 h à 17 h.

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Dans un  temps jadis, c’était le jour de la rentrée scolaire, jour à la fois attendu et redouté.

C’est définitivement la fin de l’été et cela n’a pas changé, nous nous sentons maintenant vraiment en automne. La végétation commence à poudrer d’or et de pourpre les différents tons d vert que revêt la nature qui entoure généreusement notre village, à peine un soupçon certes, mais significatif.

Les vendanges sur les Coteaux d’Avron se terminent et tels ceux d’antan, les vignobles vont entrer dans leur phase de repos.

Le raisin a été cueilli, foulé et pressé. Pour faire bonne mesure, une petite partie sera même foulée au pied, juste pour le souvenir de ces gestes ancestraux. Le jus a aussitôt reçu les premiers soins de son élevage qui durera jusqu’au printemps avant d’en faire un agréable petit vin, sûrement supérieur à celui que fabriquaient nos aïeux. Il y a plus d’un siècle et  demi, cela devait se passer de la même manière.

Le dos un peu cassé par la cueillette des grappes dorées (notre récolte ne saurait avoir la prétention d’être aussi importante que celles de jadis !), les vendangeurs font ensuite honneur au repas bien arrosé grâce au vin des années précédentes, repas où malgré la fatigue, on s’amuse fort !

Le ton est à la joie simple et bon enfant.

C’est un  vrai bonheur de vivre ces moments ludiques où le passé rejoint le présent !

 

Anne-Marie Pitolet et Marie Pouilly

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