2006

L’écho du Plateau 2006

 

Janvier 2006 – La galette des rois

 

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Ce samedi 28 janvier, la forte offensive de l’hiver et la température sibérienne qui régnait sur nos hauteurs, ne nous ont pas empêchés de nous retrouver pour un moment amical et chaleureux autour de la traditionnelle Galette des Rois. Lors de nos réunions de travail, il nous est difficile de parler d’autre chose que du thème sur lequel nous travaillons, alors là, chacun en a profité car cela fait du bien de se retrouver entre copains et de bavarder tout à loisir.

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Jean-François nous a captivés avec ses tours de magie et de mentaliste qui nous ont laissés ébahis tellement la réalité semble prendre le pas sur le « trucage » !

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Cette année, cette fête a été agrémentée d’un « petit plus ». En effet Danièle Tassel avait elle-même confectionné les galettes qui se sont avérées délicieuses. Jacqueline Driancourt, elle, nous a concocté une boisson chaude que nous ne connaissions pas et qui s’est très bien mariée avec la douceur du gâteau et la rigueur du temps.
À la demande générale voici la recette de ces deux gourmandises. « Il n’y a plus qu’à ! »

RECETTE DE BOISSON CHAUDE POUR L’HIVER

pour ceux qui ne supportent pas l’alcool du vin chaud, pour les enfants,
et tous ceux qui sont curieux !

Cette recette venue du Royaume-Uni a été découverte sur un marché connu de Londres.

  • Prendre 1 litre de jus de pomme,
  • Ajouter 1 bâton de cannelle, 4 ou 5 clous de girofle, noix de muscade, gingembre et un peu de vanille.
  • Faire chauffer et laisser macérer quelques heures.
  • Réchauffer au moment de servir, c’est prêt.

Cela réchauffe et réconforte.
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GALETTE ROYALE

Recette pour 6 personnes
Préparation 20 mn
Cuisson 45 mn

Ingrédients :

  • 400 à 500 grammes de pâte feuilletée
  • 1 sachet de 125 g de poudre d’amandes
  • 50 g de beurre
  • 100 g de sucre en poudre
  • 2 œufs – 1 jaune pour dorer
  • 1 pincée de gousse de vanille en poudre
  • 10 g de fleur de maïs MAÏZENA
  • 10 dl de lait
  • 1 cuillerée à soupe de rhum.

Battre les 2 œufs avec le sucre. Ajouter la fleur de maïs MAÏZENA délayée dans le lait froid. Mélanger. Faire cuire à feux doux jusqu’à ébullition sans cesser de remuer. Laisser épaissir la crème encore quelques secondes puis retirer du feu. Ajouter la poudre d’amandes, la vanille en poudre, le beurre coupé en morceaux et le rhum. Réserver. Diviser la pâte feuilletée en deux. Étaler au rouleau chaque morceau sur ½ cm d’épaisseur, découper deux cercles de pâte de taille légèrement différente. Déposer le plus petit cercle sur la plaque du four. La garnir avec la crème d’amandes en laissant un rebord de 2 cm. Recouvrir du grand cercle. Souder les bords en humectant avec de l’eau et en appuyant avec les doigts. Faire cuire en bas du four préchauffé à 200° pendant 35 à 45 mn en surveillant la cuisson. La galette est cuite lorsque, en la soulevant de la plaque de cuisson, elle ne plie plus.
Dégustez tiède !

La critique est aisée, l’art est difficile…

Je viens de recevoir une lettre « anonyme » bien que signée, mais d’une manière illisible.
En voici copie ainsi que mes commentaires. Cette épitre concerne l’anecdote « LE TÉLÉPHONE » de Jean-Pierre Bréda, que vous trouverez sur la dernière gazette (gazette n° 6 de janvier 2006).
Celui-ci a écrit, en parlant de la séparation entre l’ancienne école des garçons et celle des filles : « J’ignore si le trou existe toujours et même si le mur est en place, mais paradoxalement, ils sont toujours dans ma mémoire… mais il n’y a plus personne au bout du fil ! »

« Madame, Monsieur,
Sachant que je suis un ancien du Plateau d’Avron que j’ai quitté début 1960, on m’a communiqué votre numéro la gazette qui m’a beaucoup intéressé avec le récit de Pierre Aubin qui doit être un des très anciens du Plateau si j’ai bien compris.
Par contre, j’ai été très surpris par la conclusion de l’article intitulé « Le Téléphone ». Si le récit corrobore ce que m’avait déjà raconté ma mère qui est allée à cette école après la guerre… je m’étonne que le signataire puisse écrire « j’ignore si le trou existe toujours et si même le mur est en place… »
En effet, je suis allé à l’école au début des années 70 avec les enfants de ce Monsieur… et le mur n’existait déjà plus. Mon étonnement vient du fait qu’il est assez paradoxal que M. Bréda puisse écrire ce que n’ai repris ci-dessus, alors que je suppose qu’avec ses enfants à l’école, il a dû plus d’une fois durant leur scolarité pénétrer dans la cour pour y accompagner ses enfants comme le faisaient mes parents.
Et d’après ce qu’on m’en a dit mon oncle il y a quelques années en commentant un petit livre bleu qui s’appelait « C’est quoi le Plateau d’Avron » où il était question de ce mur, il disait que ce mur avait été abattu lorsque le dernier corps des bâtiments scolaires avait été construit dans les années 1950/51.
Il serait souhaitable qu’avant de publier ce type d’information vous effectuiez un contrôle… afin que la Gazette soit crédible.
J’ai vu sur cette gazette que vous aviez un site internet que je viens de consulter… mais j’y retrouve bon nombre d’informations que j’ai lu dans un autre site www.plateau.avron.com que vous devez connaître. Vous annoncez notamment bientôt faire une rubrique sur l’Eglise ou les Carrières… Mais ce site a déjà des rubriques sur ce sujet… Je m’interroge de savoir pourquoi deux sites qui disent la même chose sur un si petit coin de la région parisienne. N’auriez-vous pas intérêt à collaborer, à vous associer… à vous répartir les sujets ???
En tout état de cause, félicitations. Signature : illisible »

Monsieur,
Je regrette de ne pouvoir vous répondre directement ou par courrier, puisque vous ne me donnez pas vos coordonnées, car je pense vous devoir une explication.
En ce qui concerne l’article de Jean-Pierre BREDA, il ne s’agit pas d’un fait historique, mais d’une bluette poétique qui lui permet de prendre quelque distance avec la vérité.
Bien sûr, il est au courant du fait que la séparation entre la cour des filles et celle des garçons a été abattue dans les années 50. Par contre, vous, vous ignorez une chose. « LE TROU, LUI, EXISTE TOUJOURS » même s’il n’y a plus de mur autour… mais nous les anciens le savons ! Et ce n’est pas un trou de mémoire…
Quant au prétendu double emploi de notre site avec celui de l’autre association avronnaise, il n’y en a pas car il ne s’agit pas de concurrence mais d’émulation. L’auteur des textes sur Avron et moi-même nous connaissons depuis l’enfance, sommes tous deux amoureux de notre village et, quoi que vous en pensiez, nous nous complétons.
Nous avons, chacun avec notre équipe, notre vision de ce passé, nos informations, nos anecdotes sur des mêmes sujets, il est vrai, mais ceux-ci sont inépuisables et afin de conserver ce patrimoine de mémoire et culturel, nous n’en ferons jamais trop.
Nous n’avons rien inventé car nombre de livres ont été écrits sur des mêmes thèmes qui ne sont pas essentiels à la survie de l’humanité certes, mais très importants pour ceux qui désirent se souvenir, transmettre ou découvrir.
Je vous remercie de vos compliments et espère que cette mise au point vous parviendra.
Cordialement.
Annie PITOLET
Présidente

Réfection de l’église

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Non, notre église n’a pas revêtu sa « petite laine » pour l’hiver ! Bien qu’elle ait soixante-dix ans, ce n’est pas une vieille dame comparée à nos cathédrales séculaires. Cependant, elle a des petits problèmes de santé au niveau du béton. Peut-être à cause de la modernité des matériaux de construction utilisés à l’époque de sa construction, celui-ci se détériore par endroits et demande une sérieuse réfection.
Il en est de même des vitraux, œuvres d’art incontestées qui, s’ils ont miraculeusement résisté aux bombardements qui ont sévi aux alentours, ont tendance à montrer une certaine usure au niveau des plombs et à laisser l’eau pénétrer par endroits alors qu’à d’autres, certaines parties logées dans les claustras sont cassées, vraisemblablement à la suite de jets de pierres.

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Notre Chapelle ayant été construite en 1932, alors que la séparation de l’Église et de l’État date de 1905, appartient donc au Diocèse, qui se doit de procéder à ces réparations. Ce sont les « Chantiers du Cardinal » qui en sont chargés. Ceux-ci, qui existent depuis longtemps, regroupent plusieurs corps de métiers qui ont participé à la construction de notre Chapelle en son temps.
Dès la réfection du clocher terminée, nous pourrons aller « historier » et admirer la vue imprenable. N’oublions pas qu’il est le plus haut de la Seine Saint-Denis.

Coucou ! Coucou ! Coucou ! Le Printemps est là !

Ce matin, j’ai entendu chanter le coucou, j’ai vu un rai de soleil filtrer au travers de mes persiennes. En les ouvrant, j’ai découvert mon jardin croulant sous les fleurs, embaumant le lilas et la giroflée et j’ai pensé que nous autres, Avronnais, avions de la chance.

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Le Plateau, c’est une banlieue encore protégée, antichambre de la ville et de la campagne et la nature ne s’y trompe pas. Si vous tendez bien l’oreille, en allant vers la Plaine, vous entendrez chanter l’alouette et vers le Centre Équestre, vous y verrez des hirondelles. Mais oui ! Les martinets vont aussi voler bien haut dans le ciel.
Nous entrons dans la période de nidification. Le pic épeiche nous vrille les oreilles en creusant les arbres, les piverts se pavanent dans leur superbe tenue de camaïeu de verts et leur coiffe rouge, et tout ce petit monde de mésanges, fauvettes, merles, pies, tourterelles turques, ramiers, geais et autres, nous charme de ses chants amoureux.
Ouvrons les yeux, respirons à plein poumons, et surtout, protégeons au maximum cette belle nature. Il est vain de détruire systématiquement toutes les plantes dites « mauvaises herbes » et en même temps leur cohorte d’insectes, parce qu’elles ne sont pas là où nous le voudrions. Gardons dans un coin une chélidoine, un lamier, une touffe de graminées. Une ortie en fleurs, c’est assurer la vie des papillons, il en est de même pour les autres.
C’est aussi cela, aimer notre Plateau d’Avron.
Annie Pitolet

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(photos Annie Pitolet)

 

Mars 2006 – 60 ans de mariage

 

Un événement vieux de 60 ans, un événement d’aujourd’hui … !

Pierre et Jacqueline AUBIN viennent de fêter leurs Noces de Diamant, affectueusement entourés par leur famille, leurs amis et voisins.

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C’est une belle histoire que la leur. Ils se sont connus très jeunes, non par sur les bancs de l’école car à l’époque celle-ci n’était pas mixte, mais en remontant la Côte des Fauvettes, ce que faisaient chaque jour garçons et filles du Plateau, joyeuse bande de copains adolescents qui fréquentaient le Cours Complémentaire du Groupe Scolaire du Centre. Cette promenade romantique et journalière leur a permis de prendre le temps de se connaître, de laisser naître en eux un tendre sentiment, de comprendre qu’ils étaient faits l’un pour l’autre et d’attendre l’âge où ils pourraient s’unir pour la vie. Ils l’ont fait, il y a eu 60 ans au début du mois de mars. L’hiver avait été aussi long et rigoureux que cette année et tous leurs amis, à l’aide de pelles, ont dégagé l’épaisse couche de neige tombée dans la nuit tout au long du parcours du cortège… !
Ce couple connu de tous et très estimé a largement participé, entre autres, à la vie festive de notre village, en particulier à celle de la Fauvette d’Avron et sont toujours très actifs au sein de notre Association. Ils ont traversé ces six décennies contre vents et marées sans que se démonte la force de leur réunion et nous en sommes heureux pour eux. Que cela continue encore très longtemps, c’est ce que nous leur souhaitons.
Annie Pitolet

 

Le dimanche 14 mai prochain,

 

L’association départementale des radioamateurs, le REF93 (Réseau des Émetteurs Français de la Seine-Saint-Denis), va organiser dans le parc des Coteaux d’Avron, une « chasse aux renards ».
Rassurez-vous, aucune bête n’a été lâchée : il s’agit du surnom d’une compétition de radiogoniométrie sportive et les « renards » sont de petits émetteurs VHF, appelés balises, que les candidats doivent découvrir le plus rapidement possible.
Pour cela, ils ont à leur disposition le plan de la zone de jeu (le Parc dans son ensemble), une boussole, un compas et un récepteur muni d’un casque pour l’écoute et d’une antenne directive. Chacune des 5 balises à découvrir émet à tour de rôle un signal différent ‘en morse !). Le candidat doit déterminer par « triangulation » la position de chaque balise, trouver le maximum de balises et être de retour au point de départ dans le temps imparti. Bien entendu, pour participer, il faut être sportif, mais il faut aussi réfléchir, être organisé et ne pas se laisser désorienter…
Le récepteur et surtout l’antenne qui doit être de faible dimension mais très directive, sont les clés de la réussite. Les radioamateurs savent fabriquer ces petites antennes, difficilement disponibles dans le commerce, et ces derniers ont construit les 5 balises.
Pour en savoir plus sur le sujet, http://ref93.free.fr/ardf%202004.html (vous y trouverez le résumé de la course de l’an passé). Outre les radioamateurs, dont certains viennent de loin, quelques nocéens plus ou moins jeunes peuvent participer à la compétition avec du matériel prêté. La remise des récompenses sera suivie d’un apéritif offert par la REF93.
Notez que la ville de Neuilly-Plaisance accueille 8 radioamateurs (pour une moyenne nationale de 1 radioamateur pour 3000 habitants). Pour découvrir d’autres facettes de ce hobby intelligent, cliquer sur le site internet : http://ref93.free.fr ou contacter : ref93@club-internet.fr pour plus de renseignements.
Sincères salutations, et au plaisir de vous y retrouver.
MAZOYER Frédérick (l’organisateur)

 

Noces de diamant !

 

Ce jour-là, la canicule avait lâché un peu de terrain mais la chaleur était dans tous les cœurs !
En effet, en ce 29 juillet, nous avons fêté les soixante ans de mariage de nos amis Flora et Jacques ADAM.

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À Avron, on vit et on aime longtemps, ce couple en est encore un exemple. Entourés de leurs trois enfants, de toute la famille et de leurs amis avronnais, c’est dans une atmosphère de tendresse et d’amitié profonde qu’ils ont renouvelé leur engagement. Leur fille aînée a fait le panégyrique de leurs parents dans des termes si simples et tellement emplis d’amour que nous avons tous été pris d’une émotion intense.

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Tous les deux se sont largement investis et continuent à le faire, dans la vie de notre village, qu’elle soit paroissiale, Flora y consacre beaucoup de son temps, ou associative, puisqu’ils ont été des membres actifs de l’ANCA entre autres. Jacques est un des acteurs de la première heure de la Mémoire Vivante du Plateau d’Avron, membre du Conseil d’Administration et surtout l’éminent historien à qui nous devons l’histoire de la Guerre de 1870 à Avron.
Nous leur souhaitons avec affection, de poursuivre longtemps encore le chemin de leur vie à deux, aussi unis qu’ils l’ont toujours étés.

 

Jean

 

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Il aurait eu sa place dans la rubrique des personnalités, mais je sais qu’il n’aurait pas aimé.
« Jean », ainsi se présentait-il, a été Curé de Notre-Dame-d’Avron depuis 1994 et malgré la retraite, il a continué ses activités jusqu’à cette fin juillet où il nous a quittés. Il nous a consacré ses dernières années, et toute la richesse acquise au cours de sa vie, il nous l’a laissée en héritage. Je ne parle pas du matériel car il ne possédait rien, mais il avait tellement plus que cela !
Qui était-il ? Un homme parmi les hommes. Un Breton fier de l’être, un Citoyen du monde, c’est comme cela qu’il se définissait, mais surtout, un homme de foi, simple, bon, compatissant, à l’écoute de tous, avec patience, ne jugeant jamais.
Il avait le don du mot juste, celui qu’on attendait sans le savoir et qui aidait. Nous, les Avronnais, l’aimions, il n’y a pas d’autre mot pour définir nos sentiments. Nous l’aimions comme on aime un ami, un confident, un maître, quelqu’un de notre famille de cœur et il nous manque.
Il a passé sa vie au service de l’Église et pourtant, il a presque mené celle de tout le monde. Il a travaillé très jeune pour pouvoir payer ses études. L’atelier de vernissage le jour, ses livres la nuit, il n’aurait pu mener à bien cette énorme tâche sans l’aide et l’amour de sa famille qui pourtant ne nageait pas dans l’opulence !
Plus tard, c’est lui qui a été le pivot de cette famille, avec la charge de neveux qu’il a élevés avec sa sœur, comme leurs propres enfants. Il a donc toujours été au fait des dures réalités de la vie et c’est cela qui l’a aussi aidé à être le prêtre d’exception que nous avons tous apprécié à sa juste valeur, catholiques ou non. Pour lui, cela n’avait pas d’importance, il pensait qu’avant tout, il fallait être « humaniste ».
Une fois prêtre, et malgré ses tâches pastorales, il a continué à travailler, toujours comme salarié, cette fois dans le milieu hospitalier où il a été garçon de salle, puis cariste la semaine, et le dimanche, bénévole auprès des malades. Il versait l’intégralité de son salaire à l’Évêché, se contentant de la somme qui lui était allouée en tant que prêtre. Il se sentait sur un pied d’égalité avec le monde actif et a été syndicaliste, toute sa vie à la CGT.
Tous ceux qui l’ont connu dans ses différentes paroisses, à Saint-Joseph dans le 11ème arrondissement, au Cœur Eucharistique dans le 20ème, à Sainte-Anne dans le 13ème, à Rosny-sous-Bois, à Notre-Dame de Livry, à Notre-Dame du Rosaire aux Lilas, à Notre-Dame de la Consolation à Stains, se souviennent de lui.
Il fait partie de ces êtres qu’on n’oublie pas.
Merci, Jean.

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Annie Pitolet

 

La rentrée des classes, autrefois !!!

 

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La kermesse de fin d’année vient à peine de se terminer et voici déjà la rentrée scolaire à Avron !
Cela m’amène à me souvenir de celles de notre enfance, il y a plus d’un demi-siècle.

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Beaucoup de choses ont changé et pourtant, les pleurs et les cris de ce premier matin sont les mêmes pour les tout-petits ! Les vêtements neufs, les sourires crispés, la pâleur, le mal de ventre ou les rires heureux de ceux qui se retrouvent sont toujours là. Les bâtiments se sont étendus, les enfants sont plus nombreux, les instituteurs aussi et pourtant, c’est la même atmosphère.Il y a un demi siècle et plus, l’école reprenait le 1er octobre. C’est à peu près à la même date que les hirondelles se réunissaient sur les fils téléphoniques et leurs cris de rassemblement aigus nous rappelaient que l’été était fini. Ce jour était à la fois attendu et redouté.
La moyenne d’âge était plus élevée que maintenant, car le Primaire allait jusqu’au Certificat d’Études qui s’obtenait à 14 ans. Pour le Secondaire, il fallait aller au centre-ville ou à Villemomble.
Chaque classe, en plus de la Maternelle, trois pour les filles, trois pour les garçons, comportait deux divisions et quand je repense au nombre d’enfants et aux instits qui devaient faire deux cours en même temps, cela me laisse rêveuse ! Dans les temps plus anciens, alors qu’il n’y avait qu’une classe garçon et une classe fille, il y avait en plus tous les enfants italiens qui ne parlaient pas un mot de français soit 40 à 45 élèves par classe !
Bien entendu, les filles et les garçons étaient séparés, ce qui ne signifiait pas grand-chose car tous enfants du même village et partageant souvent les même jeux, nous nous retrouvions à la sortie et le jeudi, jour de congé de l’époque. Le samedi, nous allions à l’école toute la journée.
Blouses grises, blouses noire, galoches cloutées, chaussettes en tire-bouchon pour la plupart, vêtements plus ou moins usagés pour d’autres, il n’y a que pour la photo annuelle que nous nous faisions « beaux ».
Nos cartables de cuir ou de carton bouilli étaient pratiquement vides, car livres et cahiers nous étaient fournis par l’École. Le plumier pour certains, contenait un porte-plume fantaisie, le fin du fin étaient ceux où l’on voyait dans une lentille la Tour Eiffel ou tout autre monument. Ceux où on voyait des femmes à demi-dénudées, étaient prohibés ! Les plumes Sergent-major étaient prêtes à dessiner de belles lettres ou à faire des pâtés, les encriers de porcelaine encastrés dans le pupitre étaient emplis d’encre violette. Quelques-uns avaient des buvards publicitaires, d’autres des protège-cahiers de même provenance.
Dès le premier jour, les livres étaient distribués et soigneusement couverts le soir avec du papier kraft ou bleu marine. Inutile à l’époque d’aller dans une grande surface et de dépenser des fortunes dans les immenses rayons de fournitures scolaires qui d’ailleurs n’existaient pas.
Les classes sentaient la créosote, l’encaustique fraîche et la craie. Les platanes, marronniers et tilleuls commençaient à peine à changer de couleur et très vite, dès que les premiers coups de sifflet se faisaient entendre, nous comprenions que les vacances étaient terminées et nous retrouvions nos marques dans ces lieux où nous passions le plus clair de notre temps. C’était cela la rentrée, la nôtre, celle des séniors avec des variantes selon les générations.
Mais l’état d’esprit des enfants, en ce matin de reprise, a-t-il vraiment changé ? Au-delà des apparences, je n’en suis pas si sûre !
Annie Pitolet

 

Brocante

 

Si le temps en ce mois de septembre, a été un peu moins clément que l’an passé, il y a eu autant de visiteurs à notre brocante avronnaise et l’ambiance a été aussi chaleureuse que d’habitude.

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C’est toujours l’occasion de rencontrer les amis, les copains, de boire un pot en mangeant une frite, proposés par notre ami le boucher, Christian Gaucher, mais aussi de chercher, de fouiner et parfois de trouver l’objet rare qui fera pour un temps notre bonheur… Et que l’on revendra peut-être l’an prochain !

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Cette année, nous avons eu la bonne surprise de voir autour de la place, un stand de voitures anciennes enfin anciennes pour les plus jeunes, car nous sommes nombreux à avoir conduit la minuscule 4 chevaux née tout de suite après-guerre (elle avait d’ailleurs été étudiée sous l’occupation à l’insu des Allemands).

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Ces véhicules et leurs propriétaires passionnés, nous ont fait rêver d’autant qu’ils ont autorisé aux plus intéressés, de grimper dedans et de rêver l’espace d’un instant à l’époque où les routes de France, et surtout celles de notre Plateau, n’étaient pas aussi encombrées. Comme elles sentaient bon l’aventure, ces voitures !

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À cette occasion, un supplément sortira avec notre Gazette.

 

Commémoration de la guerre de 1870

 

Comme chaque année, nous avons commémoré ce samedi 16 décembre, l’anniversaire des terribles combats qui ont eu lieu sur le « Mont d’Avron », comme le nommaient les Prussiens.
Nous étions nombreux pour cette courte cérémonie qui rappelait ces faits qui ont rendu Avron si tristement célèbre.
Le summum de cette bataille infernale a eu lieu le 25 décembre 1870, mais celle-ci a été la lutte contre le froid mortel qui régnait, car il n’est pas tombé un seul obus ce jour-là. Trêve de Noël ou baisse de la température à moins quinze degrés ?
Les hommes n’avaient certes pas l’esprit à la fête, dans l’impossibilité qu’ils étaient de se protéger et de se nourrir, car tout était gelé à cœur, aussi bien la terre de notre plateau que le pain et le vin et ils ne pouvaient même pas faire de feu afin de ne pas se faire repérer par l’ennemi.
C’est un devoir de mémoire pour nous que de venir nous recueillir quelques instants et rendre hommage à tous ces hommes tombés au « champs d’honneur » au cours de cette guerre que beaucoup évoquent comme « peu glorieuse », puisqu’elle s’est soldée par une défaite française… Mais, défaite ou victoire, où est la gloire puisqu’elle s’acquiert au prix de tant de souffrances et de vie humaines ?

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