2007

L’écho du Plateau 2007

 

Janvier 2007

 

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L’hiver dernier, je vous présentais notre église toute emmaillotée dans sa « petite laine ». Elle est ainsi restée plusieurs mois, puis a été débarrassée de son vêtement disgracieux sans qu’apparemment, il ait été entrepris quoi que ce soit.
Que s’est-il passé ? Il faut se souvenir que depuis 1905, année de la séparation de l’Église et de l’État, tous les bâtiments culturels érigés après cette date sont désormais propriété de leur diocèse à qui incombe, bien sûr, leur entretien. Il en est ainsi de Notre-Dame d’Avron qui a été construite en 1932.
Son état s’est sérieusement détérioré au fil des ans et il y avait urgence à la restaurer. Mais, bien que propriété de l’Évêché, comme n’importe quel bâtiment public ou privé, entreprendre des gros travaux nécessite l’autorisation de la Commune qui a accordé le permis de construire sans aucun problème.
Notre Chapelle ayant été inscrite aux Monuments Historiques, toute modification ou réparation implique l’accord des Beaux-Arts, ceci afin de ne pas dénaturer son architecture originelle. Heureusement, ceci a demandé un certain temps car l’entreprise qui allait commencer les travaux s’est retrouvée en faillite avant que les architectes mandatés pour contrôler ces importantes réparations, aient donné leurs directives.
La réfection a donc commencé depuis des mois et invisibles à nos yeux, des hommes de l’Art lui redonnent une santé. Une beauté aussi d’ailleurs, car lorsqu’elle sera rendue à nos regards, vous la trouverez débarrassée de la couche grise de pollution qu’elle a accumulée au fil des ans.
La lumière de nos vitraux, également remis en état, ne sera plus dénaturée par les grillages extérieurs qui les protégeaient des éventuels chocs et le soleil pourra librement leur donner vie.
C’est un travail de longue haleine, mais redonner une santé à notre Chapelle, Notre-Dame de l’Assomption, en vaut la peine et nous espérons que bien des générations d’avronnais vivront encore groupées autour d’elle, à l’ombre de son clocher, le plus haut de la Seine-Saint-Denis
Texte et photo Annie Pitolet

VIVONS VIEUX, VIVONS HEUREUX, VIVONS A AVRON !

NOCES DE DIAMANT M. et Mme HAIGNERÉ

Oh ! Non, ils ne sont pas vieux nos mariés qui célèbrent leurs Noces de Diamant, le 4 mai dernier, soixante ans jour pour jour après leur premier engagement. Paulette et André Haigneré ont fêté dans une profonde émotion et une joie sincère cet événement entourés de leurs enfants, leurs trois petits-enfants, leur famille et leurs nombreux amis.

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Encore un couple d’avronnais dont plusieurs générations ont marqué l’histoire de notre village. En ce qui les concerne, ils ont largement participé à ses activités. Leur nom est connu dans le monde entier, car qui ignore que leur fils, Jean-Pierre Haigneré, maintenant Général, a été un prestigieux cosmonaute ainsi que sa femme, Claudie, qui a aussi vécu cette expérience, avant d’être Ministre, et maintenant à la direction de l’Agence de l’Espace Européenne.
André et Paulette, qui ont participé entre autre, à la vie théâtrale, artistique et ludique de la Fauvette d’Avron et du Clan, s’investissent maintenant dans notre association, pour notre plus grand plaisir. Mais ce sont aussi de fervents globe-trotters qui n’hésitent pas à parcourir le monde, de l’Orient à l’Occident mais toujours pour revenir… à Avron !

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Paulette HENOCQUE (1922-2007)

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Notre amie Paulette nous a quittés le 12 août dernier.
On ne peut pas parler de Mémoire Vivante du Plateau d’Avron sans évoquer son personnage souriant, ayant un don inné de comique, douée d’un humour inépuisable et un sens rare de la répartie.
Ceux qui habitaient le Plateau dans les années 30 se souviennent de cette petite rousse, au regard vif, au visage rose et souriant, trimballant d’énormes ballots de linge à livrer aux clients de sa maman qui était blanchisseuse, rue Xavier Goût.
Nous avions débuté ensemble à la Fauvette en 1937, en interprétant une pièce : « l’Affaire RAZANT-PAPOU » et en chantant en duo : « On s’aime à la folie ».
Puis elle devint la comique n° 1 de la troupe, figurant dans presque toutes les distributions, jusqu’à son triomphe dans « LE DON D’ADÈLE ».
Avec l’âge et la maladie, elle voyait de moins en moins bien, et quand il nous arrivait de nous rencontrer (assez souvent) chez le pharmacien, nous échangions des « Comment vas-tu ? » un peu saugrenus, eu égard à notre lieu de rencontre.
Avant son départ chez sa sœur, Denise, en Vendée d’où elle ne devait pas revenir, nous nous sommes rencontrés sur le Plateau.
« Tu ne vas pas rester définitivement là-bas ? » demandais-je. Suite à sa réponse vague, je luis dis bêtement (était-ce une prémonition ?) : « il faut que tu reviennes avant que l’on écrive nos articles nécrologiques ! ».
Le tien est fait, ma Pauvre Paulette !
Pierre AUBIN

Claudie HAIGNERÉ

Une fois encore, une famille avronnaise de longue date, la Famille HAIGNERÉ, vient d’être mise à l’honneur.
En effet, Claudie Haigneré vient d’être nommée Commandeur de la Légion d’Honneur. C’est une distinction bien méritée au regard de tout ce qu’elle a déjà réalisé dans sa carrière : médecin, cosmonaute, ministre et, actuellement, à la direction de l’Agence de l’Espace Européenne.
Nous la félicitons sincèrement et sommes heureux pour les siens, son mari Jean-Pierre, nos amis Paulette et André et leurs petits-enfants.

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