2014

      L’écho du Plateau     2014

 

 

– 12 mai 2014 : réunion des adhérents.

 

Entre-autres, parmi les thèmes abordés, un  travail de mémoire a été réalisé sur les habitants du quartier que l’on pourrait appeler le ‘’Bois des Demoiselles’’, sinon ‘’le Bassin’’, ou même encore autour du café ‘’A mon idée’’ : bref, dans le triangle situé entre les avenues de l’Est, des Demoiselles, et du Nord. Une même étude sur le Chemin des Pelouses avait été présentée par Guy Poccardi l’année dernière, il nous faudra y revenir. Par contre, les rues du Puits, Pierre Curie et le Chemin des Processions n’ont été que peu commentés ; ces voies feront l’objet d’une recherche ultérieure.

Sur cette pointe des Demoiselles et du Bassin, deux photographies aériennes de 1926 et 1954 nous donnent un aperçu de l’évolution de l’habitat en cette première partie du XXème siècle.

1926 Bassin 3 1954 Bassin a

Sans détailler tous les noms des anciens propriétaires de l’époque, deux anecdotes valent d’être relatées.

La première concerne la maison alors appelée ‘’la villa aux lapins’’. Elle était située au 3 avenue des Demoiselles (en face de la maison de M. Lanella, côté chemin des Pelouses, qui avait fait construire la ‘’maison de carton’’, que l’on peut distinguer sur d’anciennes cartes postales). Cette villa était ainsi dénommée, car les résidents de l’époque y avaient créé un élevage de lapins. Ces animaux y étaient assez nombreux et vivaient en liberté dans le jardin. Aussi, quand quelqu’un désirait un lapin, le propriétaire prenait son fusil, et il tirait dans la masse pour tuer un animal.

La seconde est relative aux deux villas jumelles, sises aux 46 et 46 bis avenue du Nord. Ces deux maisons, respectivement nommées ‘’Villa Jeannette’’ et ‘’Villa Loulou’’ auraient été construites à la demande de M. Audibert, pour chacune de ses petites amies. Celui-ci était un directeur de l’agence Havas, et avait sa maison de campagne chemin des Pelouses, en face de l’avenue du Nord.  Le style de ces maisons est d’inspiration ‘’coloniale’’, car ce serait suite à l’exposition coloniale de 1931 à la Porte Dorée qu’elles auraient ainsi été construites.

 

 

– 15 juin 2014 : commémoration des 80 ans de notre église : Notre-Dame de l’Assomption.

  

A l’occasion des 80 ans de l’église, également appelée Notre-Dame d’Avron, une messe en plein air a été célébrée à 10 h 30, sur le stade situé à droite de l’église. Cette messe était présidée par notre évêque, Monseigneur Pascal Delannoy. La célébration était suivie d’un grand repas festif, de nombreux chants, d’une exposition et de divers témoignages. La cérémonie anniversaire a ainsi permis de rendre un hommage à l’abbé Laforge qui fonda l’église de notre « village ». Il a également été rendu grâce pour les 50 ans de sacerdoce du Père Jean-Baptiste Navarro et pour la présence missionnaire du Père Déogratias, du diacre Bernard et de la Sœur Niry, qui partent vers d’autres horizons.

Eglise          CérémOnie

La cérémonie

C’est sous un soleil bienfaiteur que dès 10 heures du matin, ce dimanche 15 juin 2014, les premiers pratiquants s’installent sur les bancs disposés pour eux dans le petit stade situé à côté de l’église. Ceux-ci sont vite occupés, à tel point qu’un certain nombre d’entre eux assisteront debout à l’office.

La cérémonie commence par des chants interprétés par la chorale bergamasque « Coro Degli Alpini Della Valcavallina ».

La messe est ensuite célébrée avec l’intervention de différents membres de la paroisse du Plateau d’Avron, les représentants de l’Evêché de la Seine-Saint-Denis. De nombreux hommages ont été rendus à cette occasion : à son architecte, Henri Conus, à son premier abbé, l’abbé Laforge, à Ernest Imberti, le premier chef des enfants de chœur, et bien sûr, à tous ceux qui ont permis la construction de notre chapelle.

Bergamasques            Maquette

La chorale des bergamasques, venue spécialement d’Italie pour l’occasion afin d’honorer le souvenir de tous les ouvriers italiens qui vivaient au Plateau d’Avron dans les années 1930 et qui ont participé à l’édification de l’église, a, de son côté, rendu un hommage particulier au Pape Jean XXIII, originaire de Bergame, lequel a été proclamé « SAINT » à Rome le 27 avril 2014.

Vint ensuite la communion, donnée aux participants par Monseigneur Pascal Delannoy, Evêque de Saint-Denis et les prêtres qui l’assistaient pour la cérémonie.

La cérémonie s’est poursuivie avec de nouveaux intervenants, pour se terminer dans le chœur de l’église où se trouvait la maquette de la chapelle, œuvre de Monsieur Bernard Deniau, qu’il avait confiée à notre Association pour la circonstance.

C’est après une cérémonie qui aura duré deux heures, que les nombreux participants ont pu se restaurer, car il est de coutume qu’après les nourritures spirituelles, viennent les nourritures terrestres.

C’est donc autour d’une « polenta » offerte par le Cercle des Bergamasques, présidé par Madame Nanda Massérini, que la fête a continué dans la joie et les chants entonnés « a cappella » par les nombreux avronnais d’origine italienne qui faisaient partie de l’assistance.

Denise BOYER

 

 

– 21 juin 2014 : fête du parc des Coteaux d’Avron.

 

A l’occasion de cette fête, maintenant organisée chaque année par notre municipalité, et à l’initiative de notre ami Michel Lemoine, un concours d’élégance de véhicules anciens a été présenté.

201  Simca deho

 

Les voitures, une trentaine environ, d’abord présentées Place du Marché, ont traversé Neuilly-Plaisance, pour se rendre au Parc et défiler devant un jury de connaisseurs. La sélection se faisait sur l’état des véhicules, leur rareté, mais aussi sur toute la présentation faite autour de la voiture, d’où les costumes d’époque et la restitution d’une ambiance appropriée.

Parmi les 30 inscrits, nous avons remarqué :

  • Ford grand prix de 1929, elle venait de Quincy-Voisin
  • Camion de pompier anglais de 1929
  • Georges Irat de 1933, le propriétaire a 80 ans et sa femme 78, mais tous deux ont trente ans dans la tête. Ils viennent de Coulommiers.
  • Citroën trèfle de 1934, venant de Chelles,
  • Bugatti 35b de 1926,
  • Simca Deho de 1938,
  • Packard 1930,
  • Facel Vega III de 1964,

Georges irat  Packard

Rosalie  Podium

La catégorie ‘’Populaires’’ a été remportée par Philippe Blavette et sa dépanneuse Hotchkiss 411 de 1934, suivi de Marie-Pierre Briet et Nadine, avec leur Isetta de 1960, puis de Gérard Sclazotto et de sa Rosalie Citroën de 1932.

La catégorie ‘’GT’’ est remportée par M. Chasseing avec sa Chasseing GT (il a lui-même construit sa propre voiture), le second est Patrick Devoucoux et sa Triumph TR3 de 1959, puis Philippe Champeroux et sa Fiat Babilla de 1934.

Dépanneuse  Chasseing

Enfin, la catégorie ‘’Prestige’’ a pour vainqueur Franck Meguo et sa Ford Fairlaine à toit escamotable, suivi de Lionel Desnos et sa Packard Torpédo de 1930, et de Jean-Pierre Starke et son Hotchkiss Anjou de 1954.

Les concurrents, très habitués à ce genre de manifestation, ont tous dit à Michel Lemoine : « Jamais nous n’avons vu une organisation pareille, …          un sans faute ».

Voiture pédales

Il faut dire que le soleil a bien aidé.

« Au soir de cette belle journée, j’ai reçu des dizaines de SMS et mails pour remercier la Mairie de Neuilly-Plaisance, ses collaborateurs, la police, et surtout féliciter la super organisation de cet évènement. »

                                                                                                                                                                                                                                                                          Michel LEMOINE

  

– 25 juin 2014 : visite du musée de la psychiatrie à Ville-Evrard.

 

Le 25 juin 2014, neuf membres de notre association avaient rendez-vous à 13 h 50, sur la place du Plateau d’Avron, pour partir en co-voiturage visiter le Musée d’art et d’histoire de la Psychiatrie et le parc de l’asile de Ville-Evrard.

Un malencontreux oubli de la part de notre hôtesse, Madame Bertomeu, Présidente de la SERHEP (Société d’Etude et de Recherches Historiques en Psychiatrie), ne nous a pas permis de parcourir le parc, aussi, ce n’est que le musée qui nous a été présenté.

Salle d'accueil  Plan parc  Accueil 2

Nous avons ainsi pu en savoir un peu plus sur les raisons qui ont amené, dès 1868, à la mise en place d’un tel asile, sur les conditions de vie des malades et les techniques employées pour les soigner.

L’asile de Ville-Evrard est construit sur les terres achetées en 1862 aux successeurs et héritiers de François-Xavier Donzelot, général d’empire. A l’ouverture de l’asile, le domaine compte 310 hectares de bonnes terres sur lesquelles s’élèvent une ferme déjà présente avant 1789, et un « château » reconstruit par Donzelot, après qu’il eut été en grande partie détruit pendant la révolution.

C’est ainsi que durant de nombreuses années, la ferme de Ville-Evrard servait de garde-manger aux nombreux pensionnaires et au personnel soignant.

Robe capsules  Fauteuil soins  Chambre  Sculptures

Cet établissement géré par la Préfecture de Paris accueillait uniquement des parisiens, qui de gré ou de force, surtout de force, se trouvaient placés, le plus souvent par leur famille, afin que ceux qu’on appelait les « insensés » soient intégrés dans une humanité égale et fraternelle en les considérant « non comme des coupables qu’il faut punir, mais des malades qu’il faut soigner ».

Nous avons découvert les folles machines à guérir les esprits tourmentés.

Nous avons également pu observer les œuvres réalisées par certains pensionnaires plus ou moins artistes et célèbres. Parmi eux, il est possible de citer Camille Claudel (sculptrice), internée en 1913 à l’âge de 49 ans jusqu’en 1943 date de sa mort ; Ernest Ménétrier dit Emile Josome HODINOS (graveur de médailles et dessinateur) qui y séjourna dès 1876, « par la volonté de son beau-frère », il avait alors 23 ans. Il y meurt le 2 février 1905.

En 1914-1918, l’asile et la maison de santé évacués, Ville-Evrard devient l’hôpital militaire, d’abord pour les blessés, puis pour les choqués, les malades  « de la tête ». Ville Evrard fait aussi office de cantonnement pour les troupes en transit.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la condition des malades à l’asile étant devenue intolérable, de nouvelles méthodes sont mises en place.

La ferme est vide depuis 1989, mais sa cour pavée, son pigeonnier, ses bâtiments, son porche sont les derniers représentants de la vie agricole qui était autrefois celle de toute la région.

Denise BOYER

 

 

– 6 septembre 2014 : Forum des Associations.

 

Voici le récit d’une journée sur le stand de « Mémoire Vivante du Plateau d’Avron » vue de l’intérieur.

 Cette année encore, le forum des associations a eu lieu au Plateau d’Avron, sur la Pelouse du Parc des Coteaux d’Avron.

Forum  Stand

Cette année encore, le beau temps était de la partie.

Toutefois, un forum de cette envergure ne se met pas en place sans une préparation de longue date. Le rendez-vous des associations et des nocéens, tel que nous le connaissons depuis quelques années, nous est proposé par Monsieur Demuynck, le maire de notre commune. Dès le mois de mai, nous sommes invités à confirmer notre présence et à faire connaître nos besoins logistiques nécessaires pour la bonne tenue de notre stand.

Parallèlement à ces réunions et une fois les « détails » réglés, nous réfléchissons à ce que nous allons présenter aux personnes intéressées par notre association et à celles qui pourraient le devenir ; à ce que nous pouvons proposer à chacun afin de lui donner envie de nous rejoindre.

Les membres du conseil d’administration se réunissent, se concertent, prennent des décisions. Certaines aboutissent, d’autres non ou sont reportées à plus tard, faute de temps.

Vient enfin le grand jour !

Vue générale

Notre présence est sollicitée dès 9 heures du matin afin de décharger notre matériel et nos présentations, ce qui fait que jusqu’à 11 h 30, l’attente est un peu longue. Nous en profitons pour rendre visite aux autres associations dont nous connaissons les membres. Puis arrivent les premiers  visiteurs. En principe ils ne sont pas pour nous, car nous n’avons pas de limite de place pour nos activités, l’entretien de la mémoire ne concerne pas encore les sportifs.

Nos grands panneaux et nos cartes postales anciennes attirent les nostalgiques du Plateau d’avant guerres (1914 et 1939). Puis certains s’interrogent sur les enfants photographiés il y a quelques décennies et qu’il faut reconnaître. Ils ont bien changé et pour certains c’est avec beaucoup d’émotion que les souvenirs remontent à la surface alors qu’ils paraissaient bien enterrés.

Les différents membres présents sur le stand renseignent nos visiteurs, il faut admettre que notre stand attire les regards et la notoriété de certain(e) attire l’attention de personnes pas vraiment intéressées par le Plateau.

13 h 30, nous pouvons aller déjeuner, la relève est assurée par Claude et Daniel Junk, présents dès la première heure et Françoise Arnould venue pour l’après-midi. Annie et Anne-Marie, toujours fidèles au poste, nous attendent sous la tente à l’espace réservé aux bénévoles. Nous sommes assez satisfaits, nous avons déjà recueilli une première inscription. José et son jeune fils, très intéressés par la vie du quartier où ils viennent de s’installer. Nous avons également réalisé quelques ventes de livres.

Le repas se déroule dans une ambiance festive, l’odeur du bœuf à la broche qui rôtit depuis le matin nous laisse augurer que le plat du soir sera fameux. Un peu partout on aperçoit des familles venues profiter de l’occasion pour s’offrir une journée « à la campagne ». L’activité Poney ne laisse pas indifférents les enfants, ainsi que les représentations de danse, de musique, de sport qui ne font que se succéder sur l’estrade installée à cet effet. Il règne une ambiance de fête au village.

De jeunes enfants maquillés en chats, chiens, papillons et autres animaux tous aussi sympathiques les uns que les autres, circulent en courant sur la pelouse, la « Girafe » fait son spectacle pour leur grand plaisir.

Jazz

Des musiciens de Jazz, installés sous un arbre, interprètent leur répertoire, animant ainsi le coin de la pelouse un peu éloigné de l’estrade.

La journée continue sur le même rythme que le matin, au fur et à mesure que le temps s’écoule, nous sommes toujours aussi enclins à donner le petit détail ou à recevoir l’information qui pourrait nous servir pour la rédaction de nos prochains ouvrages. Quand arrive 18 heures, les visiteurs se raréfient. Certains sont rentrés chez eux, ravis et fatigués d’avoir profité de cette journée de loisirs, d’autres commencent à faire la queue pour profiter de la possibilité de se restaurer sur place et du bal également mis au programme.

Les stands se vident également et les voitures viennent reprendre le matériel déposé le matin.

Comme les autres, nous patientons dans la joie et la bonne humeur, pour pouvoir nous aussi, goûter au fameux bœuf à la broche accompagné d’un aligot.

Nous sommes assez satisfaits du résultat de cette journée. Nous pouvons compter sur trois nouveaux membres dans notre association. Nous avons également pris des contacts avec de nouveaux nocéens très intéressés par notre association. La vente de livres et de gazettes n’a pas été négligeable.

Ainsi, cette année encore, le forum des associations a permis au Plateau d’Avron d’accueillir de nombreux nocéens et voisins de notre commune, lui donnant l’occasion de renouer avec les fêtes qui s’y déroulaient naguère, pour le bonheur de tous les participants.

Denise BOYER