Les carrières

 

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Notre plateau, comme toutes les collines ou “monts” qui forment le relief de la région parisienne, est composé à sa base de différentes couches de gypse recouvertes de marnes bleues, marron, blanches et vertes. La couche de terre arable qui les recouvre est très mince et on y trouve de nombreuses résurgences de rognons de silex (fossiles d’éponges) et coquillages divers. Vers l’éperon nord, on trouve également de la petite pierre meulière.

Il est presque certain que déjà les Gallo-romains utilisaient le gypse pour leurs constructions et cette exploitation artisanale se poursuivit au cours des siècles.

On retrouve trace de carrière et plâtrière sur de nombreuses cartes du 18 ème et par la suite, les noms des différents propriétaires. Sous tous les coteaux qui entourent notre village, le gypse fut extrait. Sous la Plaine de Rosny, l’extraction s’est faite uniquement en souterrain.

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Sur les versants sud-ouest, elle l’a d’abord été en surface puis en galeries allant quelquefois jusqu’à la troisième masse. Au début du 20 ème siècle, il y avait trois exploitants : Lamarque, Lagogué devenu depuis Charlier et Salle et Dumont. Le gypse extrait à coup de tirs de mine était soit emmené à l’état brut par une voie ferrée étroite jusqu’à la Marne d’où il était embarqué sur des péniches, soit transformé sur place dans les plâtrières. Il a fallu attendre les années 50 pour que se modernise la fabrication de certains plâtres destinés aux chirurgiens, aux dentistes, aux staffeurs. Le plâtre de construction qu’il soit dit “gros ou fin” a conservé les mêmes techniques ancestrales de cuisson au bois, de broyage des pierres à la meule. Les plâtres exigeant des qualités de finesse, de temps de prise plus précis (dentaires ou chirurgicaux) étaient cuits dans des fours de boulanger selon la même technique que le pain. Il est évident qu’il était très difficile d’avoir une température et une cuisson homogène dans tous les blocs de gypse c’est pourquoi, le modernisme vit apparaître les fours à autoclave qui fonctionnaient en continu.

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Les galeries qui n’étaient plus exploitées servaient de champignonnières, l’agaric ou champignon de Paris connaissant depuis longtemps un succès culinaire incontesté poussait sur un lit de fumier de cheval. Celui-ci était stocké en grands tas fumants en bas du coteau. L’argile verte était également extraite et transformée en briques et tuiles.

Mais tout à une fin et vint le temps où poursuivre cette exploitation revenait à sous miner Avron, ce qui était impensable. Depuis longtemps déjà, plusieurs petites maisons appartenant aux propriétaires des carrières qui y logeaient une partie de leurs ouvriers italiens, s’étaient effondrées et avaient glissé jusqu’à disparaître.

Cette industrie minière a été durant longtemps très importante et a nécessité une main d’œuvre conséquente. C’est pourquoi, au début du 20 ème siècle, de nombreux Italiens s’expatrièrent pour venir vivre à Avron, mais ceci est une autre histoire…

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